TOGO/Environnement:
- *SÉNA ALOUKA, le bâtisseur de l’ONG JVE s’est éteint
Le Togo et l’Afrique perdent une voix majeure de l’écologie. Séna Alouka, fondateur des Jeunes Volontaires pour l’Environnement( JVE) est décédé le jeudi 3 septembre 2026 à Lomé. Pendant plus de 20 ans, il a porté les combats de la justice climatique et de la mobilisation de la jeunesse. Son organisation compte aujourd’hui 30 pays et plus de 70 000 membres.
C’est un pan du mouvement environnemental togolais qui s’éteint. Séna Alouka, figure de proue de la défense de l’environnement au Togo, est décédé le jeudi 3 septembre 2026. L’annonce a été faite par un communiqué du président du Conseil d’administration des Jeunes Volontaires pour l’Environnement, JVE.
Fondateur de JVE en 2001, Séna Alouka aura consacré plus de deux décennies à transformer une initiative citoyenne locale en un réseau panafricain de référence.
Un militant de la justice climatique
Son combat ne s’est jamais limité à la plantation d’arbres. Au fil des années, Séna Alouka a investi tous les fronts : protection des écosystèmes, promotion de l’agroécologie, renforcement de la résilience des communautés et lutte contre les changements climatiques.
Mais c’est sur la question de la justice climatique que son nom restera. Il a porté la voix de la société civile africaine dans les grandes négociations internationales, réclamant un financement équitable et une prise en compte des vulnérabilités du continent.
Présent sur les scènes régionales et internationales, il a fait du plaidoyer un outil pour rapprocher les décisions globales des réalités des communautés de base.
Le pari de la jeunesse
Au-delà des tribunes, Séna Alouka a fait de la jeunesse le cœur de son action. Par la formation, la sensibilisation et l’engagement terrain, JVE est devenue une école de citoyens pour des milliers de jeunes Togolais et Africains.
Sous son impulsion, l’organisation a pris de l’ampleur. En 2025, JVE revendiquait 30 représentations nationales, plus de 20 000 volontaires actifs et un réseau de plus de 70 000 membres à travers le continent.
« Il croyait que la transition écologique passerait par les jeunes. Et il les a armés pour cela », témoigne un membre du réseau.
Un héritage qui dépasse les frontières
De l’action communautaire dans les quartiers de Lomé aux grandes conférences sur le climat, Séna Alouka a imprimé sa marque sur l’écologie togolaise et africaine.
Son décès laisse un vide profond au sein de la communauté environnementale. Mais son héritage est déjà à l’œuvre : dans JVE, dans les politiques qu’il a contribué à influencer, et dans les générations de jeunes qu’il a convaincus que l’avenir de la planète se construit aujourd’hui.
Le Togo perd un militant. L’Afrique perd un bâtisseur.
Freddy Roger Amegnignon
