Togo/ Médias : Le MMLK alerte sur la précarité des journalistes et réclame une aide conséquente pour la presse

by Freddy Roger Amegnignon

TOGO/ MÉDIAS :
Le MMLK alerte sur la précarité des journalistes et réclame une aide conséquente pour la presse

À l’occasion des 15 ans du SYNJIT, le Mouvement Martin Luther King (MMLK)dénonce la précarité de plus de 60% des journalistes du privé au Togo. Dans un communiqué publié le 5 septembre 2026 à Lomé, le MMLK appelle à débloquer l’aide publique à la presse, à la porter à 500 millions FCFA et à appliquer la dépénalisation des délits de presse.

La liberté de la presse a un coût. Et au Togo, ce coût n’est pas encore assumé.

À l’occasion du 15ème anniversaire du Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo, SYNJIT, le Mouvement Martin Luther King, MMLK – La Voix des Sans-Voix a publié un communiqué de soutien le vendredi 5 septembre 2026.

Le constat du syndicat est sévère : plus de 60% des journalistes de la presse privée togolaise travailleraient sans contrat de travail stable. Une situation que le MMLK qualifie de « médecin malade » ou de « cordonnier mal chaussé ».

Viabiliser les médias : l’urgence financière

Pour le MMLK, une presse indépendante ne peut exister sans entreprises de presse viables. Le mouvement formule deux demandes précises à l’État.

Premièrement, le déblocage immédiat de l’aide publique à la presse au titre de l’année 2026.
Deuxièmement, le relèvement de l’enveloppe de 300 millions à 500 millions FCFA dès l’année prochaine. Objectif : assurer la survie économique des organes de presse.

Protéger les journalistes : l’enjeu juridique

Sur le plan légal, le MMLK exige l’application effective et intégrale de la dépénalisation des délits de presse au Togo.

Le mouvement pointe aussi la pratique qui consiste à convoquer systématiquement les journalistes ou lanceurs d’alerte suite à des plaintes de personnes mises en cause. Il appelle les autorités à prendre rigoureusement en compte les enquêtes de presse et à ouvrir des investigations sur les faits dénoncés.

Préparer l’avenir : le numérique et de nouveaux financements

Au-delà de l’urgence, le MMLK invite le SYNJIT à conduire une réflexion pour élaborer de nouveaux mécanismes pérennes de financement des médias.
Il recommande également d’accompagner les professionnels dans l’appropriation des nouvelles technologies pour réussir la transition numérique.

Le MMLK rappelle que presse et société civile partagent les mêmes maux : précarité, manque de ressources et pressions. Pour le mouvement, « une presse et une société civile libres, autonomes et professionnelles constituent le meilleur garant de la redevabilité, de la justice sociale et du bien-être des populations ».

Le MMLK dit se tenir « entièrement disponible » pour accompagner le SYNJIT dans ses plaidoyers pour la dignité des journalistes et l’enracinement de la démocratie.

La Rédaction

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