*LACS 2 / Drame:
Un corps sans vie repêché dans un affluent du mono à Agbanakin, inhumé dans l’anonymat
Par notre correspondant G.Ablamvi
Macabre découverte dans le canton d’Agouégan. Un corps sans vie, charrié par les eaux d’un affluent du fleuve Mono, a été retrouvé face au village d’Agbanakin, à quelques encablures de l’école primaire ce jeudi 17 septembre 2026. Non identifié par les populations riveraines, le corps a déjà été inhumé dans l’anonymat total. Un mystère qui relance le spectre des crues meurtrières dans la commune des Lacs 2.
C’est une matinée lourde qui s’est levée sur Agbanakin ce jeudi matin. Dans ce village lacustre du canton d’Agouégan dans la commune commune des Lacs 2, les eaux troubles d’un affluent du fleuve Mono ont livré leur funeste secret : un corps sans vie, flottant à la dérive aux environs de 10 heures.
Alertés, les riverains se sont massés sur la berge. Mais à l’émoi de la découverte s’est vite ajoutée l’incompréhension. Nul dans le village et ses environs n’a pu mettre un nom, un visage sur la dépouille.
Selon des informations recueillies sur place, aucune pièce d’identité n’a été retrouvée et aucun signalement de disparition ne correspondait localement au moment des faits. Face à l’état du corps et dans le respect des us et coutumes, les autorités locales et traditionnelles ont procédé à son inhumation.
D’où vient-il ? S’agit-il d’une victime silencieuse de la crue du Mono, dont le débordement endeuille chaque année cette zone classée parmi les plus à risque d’inondation au Togo ? S’agit-il d’un pêcheur emporté au large ? Pour l’heure, le mystère demeure entier.
Cette découverte relance avec acuité la question de la sécurisation des berges du Mono. Comme le rappellent les documents de la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes, Agbanakin, Avévé, Aklakou et Agouégan figurent parmi les localités les plus exposées aux inondations.
En attendant les conclusions des autorités compétentes, le village d’Agbanakin, lui, a enterré un inconnu. Et garde en mémoire l’image d’un fleuve qui, une fois de plus, a parlé.
G.Ablamvi
